Opinione dettagliata di ouralie
ouralie(61)
LYON, Francia97%
Faire la rue de la Ré était l’occupation favorite de l’après lycée dans ma lointaine jeunesse ! Je ne me souviens même pas si à l’époque elle était piétonne, peut etre sur une plus petite portion .. mais elle était le seul rendez vous de la jeunesse oisive, lieu de lèche vitrine et de rencontres, depuis suppléé un peu par le centre commercial de la Part Dieu, tout aussi bien desservi par les transports en commun.
Il suffisait de dévaler le Gourguillon et de passer le pont Bonaparte pour arriver place Bellecour, et de là, au début de cette fameuse rue de la Ré.
Pas de Mac Do à l’époque, mais un grand café qui s’appelait je crois, le Royal et une autre brasserie plus bourgeoise qui faisait l’angle avec la rue Gasparin.
Toutefois, l’ancêtre du Mac Do s’était installé plus haut sur la rue, après les Cordeliers. Cela s’appelait le Wimpy, et on y dégustait d’amusants petits sandwichs ronds, toastés, croustillants, mais qui n’ont pas résisté longtemps à l’invasion du clown ! Déjà cet endroit branché était l’endroit où il fallait aller, après un tour au Prisu, actuellement remplacé par Monoprix, son héritier direct d’ailleurs.
Revenons à plus de rigueur :la rue de la République, ainsi nommé depuis le début de la .. troisième république, relie sur un kilomètres et quelques la place Bellecour à la place des Terreaux, les deux plus belles places lyonnaises.
De Bellecour au carrefour des Cordeliers, la rue, rendue aux seuls piétons, est le paradis du commerce, avec ses magasins cultes (deux H&M, Zara, Yves Rocher, Camaïeu, Etam, Habitat, Pimkie, Nocibé, et d’autres boutiques plus bourgeoises) et son complexe cinéma Pathé.
On peut y manger à l'Hippotatamus, grignoter à la Brioche Dorée, rien de bien original, mais la grande brasserie lyonnaise et ses garçons en noir et blanc est toujours sise à l'angle des Cordeliers, étalant sa terrasse jusqu'au milieu de la rue dès le moindre rayon de soleil.
La FNAC a élu domicile dans les anciens locaux du Progrès (maintenat décentralisé à Chassieu), ce bel immeuble aux cariatides Art Nouveau qui se trouve tout au début de la rue.
Je dis début mais c’est peut etre la fin, je n’ai pas la numérotation en tête, donc quand je dirai début, c’est Bellecour, et fin, ce seront les Terreaux !
Au milieu de cette portion piétonne et on s’en doute très animée, se trouve la place de la République (l’imagination devait manquer à nos édiles !) agrémentée maintenant d’une vaste fontaine plate pourvue de jeux d’eaux pendant la belle saison. Des platanes et un manège ancien, des bancs, en font une pause très appréciée. L’immeuble haussmanien du Printemps est juste au coin de la place. En face, quelques rues conduisent aux quais du Rhône tout proches. Et sur le côté, une autre aboutit au porche de l’Hôtel Dieu.
On repart ensuite pour un tour jusqu’au Cordeliers : le contraste est saisissant entre l’immeuble tout en verre du Monoprix et d’H&M, et l’église St Bonaventure voisine, d ‘un gothique tardif (ou début Renaissance !) et encore, en face, le beau bâtiment de la Bourse, du plus pur 19e siècle néoclassique. Si l’on ajoute l’immeuble à l’angle arrondi de Planète Saturn, autrefois les Galeries Lafayette, et son look Art Nouveau, on aura un curieux patchtwork de styles qui ne manque pas d’intérêt ..
Un petit arrêt sur image : autrefois, Prisunic, Prisu pour les intimes, représentait l’anti grand magasin, par son côté populaire et plus jeune que les vénérables et chers Printemps et Galeries Farfouillette : la mode Prisu (la griffe de la ligne de vêtements) fut la première à proposer dans les années 65, minijupes, couleurs acidulées, robes trapèze, et pulls en pure laine anglaise, leur nom m’échappe et me reviendra peut être, ils avaient la particularité d’être très courts et très collants, de gratter un peu et d’arborer les mêmes verts, rose ou bleu tendres et chinés. Le mieux était de les porter sous un chemisier blanc à col claudine.
C’est la que j’ai acheté mes premiers collants et mes premières mini robes, et tant d’autres babioles vertes, oranges, à pois ou à petites fleurs !!
Prisunic a fermé de longues années, avant de renaitre sous la forme de Monoprix, le shopping chic et urbain, mais où l’on fait toujours de bonnes affaires si on cherche bien.
Ensuite, la rue de la République devient assez triste jusqu’aux Terreaux, elle est d’ailleurs rendue à la circulation automobile, et surtout siège de banques, cabinets médicaux ou d’architectes. Il vaut mieux prendre la rue Grenette et continuer jusqu’à la rue Paul Chenavard, qui vous mènera aux Terreaux dans une ambiance plus sympathique.
A l'époque des fêtes, dès le 8 décembre, c'est bien sur la rue la plus illuminée de Lyon, avec ses lanternes torsadées et colorées suspendues dans les arbres, et le froid fait qu'on en bat le pavé avec ardeur, faisant de nombreuses haltes magasinières pour se réchauffer!
Rue de la République10